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Petite épistémologie de la créativité - première partie

(Sous-titre provisoire: De la contrainte nécessaire.) Une des choses qui font de l’Homme un être vraiment étonnant est sa capacité à in...

lundi 8 septembre 2014

La simplexité

Epistémologie de la créativité*

Il n’est pas très compliqué de saisir l’origine étymologique de cette audacieuse construction néologistique qu'est la simplexité. (Une création tout droit issue de la simplicité et de la complexité).

Rassurez-vous, j’emploie des mots qui font peur juste pour vous faire peur. Mais j’arrête à partir de cette ligne. En fait, si l’on regarde au-delà de l’apparente complexité des termes, les choses sont assez simples. Et c’est précisément cela qui nous intéresse ici.

Mais j'arrête, j'ai dit.

Tout d’abord, familiarisons-nous avec le mot « simplexité ». Juste le mot.

Simplexité. Simple excité. Simplexe… plexité, flexe, vexe… mais aussi : simplet, replet, plaît.
Prenons le temps de sentir chaque micro mouvement que ce mot impose à notre langue.

Il y a quelque chose de pesant et de crochu dans ce mot. Quelque chose de lourd et de long qui peine à s’élever - dans le son « simp » , « sss » étendu, serpentant ; « im » long et trainant ; « p » tombant - et quelque chose, au contraire, de très envolé, de vif et de fugace, d’échappé, d’insaisissable, de retord, de coquin  – dans le son « plexe », « pl » est souple, mobile, agile, « ex » est coupant.
On ne sait lequel des deux aspects l’emporte, au final. Est-ce que cela termine au raz du sol, entièrement dévoué à la saisie mentale, ou bien haut dans les airs, virevoltant, insaisissable, disparaissant. On ne sait pas. Cela dépend.
De quoi ?
Cela dépend…

Simplexité.

Au-delà de son goût et une fois passée la sensation du mot, il convient d’ouvrir la porte sur ce que peut être la simplexité. Plus qu’un mot, un son ou une sensation, c’est un univers. Un concept.

Un concept qui peut être envisagé, dans un premier temps, comme une « sublimation de la complexité ».

Je m’explique. Tout d'abord, débarrassons la table pour pouvoir y poser nos hypothèses.

Posons comme hypothèse de départ qu’une  chose simple est "élémentaire" (c’est-à-dire constituée d’un seul élément- dans la mesure du possible, ou de très peu d’éléments) et qu’une chose complexe est « composée » de tant d’éléments que sa décomposition – son analyse- semble impossible. 

Posons également que le processus de « comprendre » une chose complexe consiste, dans un premier temps, à « analyser », c’est-à-dire « décomposer » cette chose en autant d’éléments que l’on pourra cerner avec pertinence. 

Ceci étant posé, prenons, ensuite, un esprit.
Pas n’importe quel esprit mais un esprit « disposé » à s’intéresser à des choses, à apprendre. Un esprit curieux et ouvert. Et suffisamment confiant… (Tous les esprits sont ouverts et curieux, mais nous vivons, hélas, dans un monde - le monde des hommes- qui bride cette ouverture).

Enfin, prenons un « évènement ». Il peut s’agir d’un problème, d’une contradiction, d’une information, une observation, une situation… Un évènement qui pose problème si vous préférez. 
Un problème compliqué.

Bon.

Notre esprit qui ne se laisse pas rebuter par l’apparente complexité des choses relève ses manches et embrasse le problème à bras le corps.  Il analyse, décompose, tourne et retourne.
Parfois, peu de gesticulations suffisent à dénouer les liens maladroits d’un problème. En trois mouvements cognitifs, hop, voilà le problème démonté et remonté autrement, si bien qu’il n’y a plus de problème. Juste un joli ensemble sans doute alambiqué, mais surement compréhensible.

Malheureusement, parfois mille gesticulations ne suffisent pas.  Il arrive même très souvent qu’un problème résiste aux assauts rationnels, qu’il soit insoluble dans l’analyse.
Ce n’est pas parce que notre esprit ne se laisse pas rebuter a priori qu’il ne succombe pas, souvent hélas, devant les intrications inextricables de certains pans de problème. Le problème disparaît alors dans une sorte d’impossibilité fondamentale. 

Alors, l’esprit peut, dans un profond désespoir intellectuel, renoncer.
Renoncer à comprendre !
Dans ce cas, il n’est pas rare d’assister à un phénomène surprenant que l'on pourrait appeler une sublimation de la complexité. Comme si l’acharnement qui avait accompagné l’analyse, bien que celle-ci ait été vaine, ne restait pas vain.

Tout ce qui a été trituré, mélangé, ressassé, dépiauté, dans un maelstrom sans fin, fini par s’agencer dans un processus inconscient. Tout d’un coup, notre porteur d’esprit, notre chercheur, ressent une sensation étourdissante. La sensation que « ca y est », « mais oui bien sûr »… Un chemin s’est ouvert, tout au loin, là où il n’avait rien vu la dernière fois qu’il avait regardé. Mais maintenant c’est là.

Sans doute un mot, une odeur, une situation, une intonation, une implication, peut-être un goût, un détail dans un champ de vision, aura fait écho à une bribe de travail inconscient, aura éclairé cette bribe, l'aura sortie du noir, ou lui aura permis de s’incarner dans un élément de réalité. 
De prendre forme.
Une forme palpable. Préhensible.

Une fois échouée sur la rive de la conscience, cette bribe de travail inconscient, inconnu et imperceptible, "ci-gît" :
 « Hey ! Regardez ce qu’on a trouvé échoué juste là… Mais qu'est-ce que c'est que ce truc... Ca bouge! c'est vivant ! Mais c'est... non.... Hey les gars, revenez! C'est ce que cherchait depuis des mois!  »… - et le travail cognitif, conscient,  peut reprendre de plus belle.

Sans doute faut-il à un moment lâcher prise, accepter qu'on  ne maîtrise pas cette drôle de mécanique qu'est la pensée du début à sa « Fin », l'éclaircie, la compréhension.
On peut ne jamais trouver, ne jamais comprendre, mais bien souvent, une démarche de connaissance qui s’inscrit dans une intention honnête, ouverte, opiniâtre et désintéressée, est fortement propice à l’apparition de « bonnes et belles » idées.

Chercher à comprendre, c’est aussi choisir. 
C’est choisir de croire que l’on peut comprendre, tout en étant bien certain que l’on peut ne pas comprendre. C’est risqué, et c’est avant tout une histoire de confiance. Non pas une confiance aveugle en soi, mais une confiance en l’ « extérieur ». C'est une démarche immodeste et humble à la fois.

Par exemple, je vous donne un avis tout personnel. Un avis sur une question "phénoménologique". Un avis que l'on pourra mettre en "époché" car il n'est, en soi, pas question de cela ici, mais je vous le donne quand même:
On peut penser que les choses de la réalité – ou la « Réalité en soi »-  sont récalcitrantes à se laisser comprendre. La réalité, quelque sens que revête ce terme, est mystérieuse, obscure, et, sans doute, ennemie.Il nous faut l'affronter avec vigilance et s'en méfier. "Elle nous joue des tours", pensons-nous.

Je crois davantage que c’est de nous dont il faut se méfier. Admettons-le. Nous avons du mal à accepter que les choses ne soient pas telles que nous voudrions qu’elles soient. C’est comme si notre esprit ne voulait voir que des choses rondes et ne comprenait pas que des choses soient carrées. Nous voudrions ainsi, par exemple, voir des choses rondes parce que le rond aurait une valeur sacrée, ou religieuse, ou traditionnelle, ou esthétique… et que le carré serait mathématique, idéal, inconcevable, métaphysique, extérieur, autre, différent par rapport à nos présupposés. Si l'on accepte que les choses peuvent ne pas être rondes, alors elles peuvent être carrées, ou triangulaires, ou bien autre chose encore. Bref. Cette réalité phénoménologique est accessible dès que l'on accepte qu'elle n'est pas si étrangère, extérieure à nous, ou contre nous. Elle est beaucoup plus accessible dès que nous acceptons que nous sommes capables de la "comprendre" - de la prendre avec soi.
Le problème de notre méfiance vis à vis du "monde", ce n'est pas "lui", ce monde, cet "autre", non. Bien souvent, c'est nous. Tout point de vue part de celui qui regarde.

Sur cette idée selon laquelle la Réalité ne serait pas récalcitrante à la compréhension, j’en appelle à ce petit jeu de symétrie qui, je l’avoue, m’a séduite:

La simplexité est à la simplicité ce que la complicité est à la complexité. Les unes et les autres se font écho.

On peut voir une complicité entre l’évènement problématique, complexe, l’élément de réalité qui nous échappe, d’une part, et d’autre part notre esprit disposé, confiant, embrassant et opiniâtre, et qui, donc, ne regarde pas les choses avec méfiance, appréhension de leur « sens »  ou de leur supposée implication. 
Un esprit libre, finalement.

La réalité se laisse saisir avec la complicité de l’inconscient. Comme s'ils marchaient main dans la main, la réalité et notre inconscient; notre inconscient pourrait nous être plus "étranger" encore que la Réalité !

Il n’est pas anodin que la « simplexité » - sublimation de la complexité- soit riche de sens et que son parent symétrique – la complicité- sublime à son tour le concept de simplexité. On surmonte généralement la complexité d'un problème lorsque l'on veut sincèrement la surmonter. La bonne volonté ne suffit pas mais elle est déterminante. Et après s'être cogné cognitivement sur un problème, après que notre tête toute embrouillée de milles choses soit épuisée, le ciel se dégage, les choses se débrouillent, et c'est précisément ce débrouillage que l'on peut appeler simplexité. Une sublimation de la complexité.

La pensée semble fonctionner en suivant une symétrie. Une idée ne vient pas de nulle part. Une idée qui apparaît est un écho, un reflet biscornu, un remaniement, un autre point de vue, une autre formulation. Une mise en ordre de choses divagantes et chaotiques. Des bribes de flux de pensée se répondent les unes aux autres, s’évoquent, se choquent, s’invoquent, se fondent et se confondent. Non pas dans un marasme clos ou étouffant mais toujours au contact de l’extérieur. Ce formidable et mystérieux extérieur.
L'inconscient fait un travail gigantesque. Il fait office de "pont", de lien, entre notre pensée consciente et la réalité. C'est donc dans la relation confiante entre "nous" et l'"extérieur" que se dessine notre "compréhension". 

…

Le sous-titre provisoire de la « petite épistémologie de la créativité- 1ère partie » était : « de la contrainte nécessaire ». En effet, la contrainte est omniprésente, surtout pour un esprit créatif, comme celui d'un artiste. Comprendre ce qu'implique la contrainte, ce qu'elle est et de quelle manière elle est indispensable sera le fruit du prochain article. De la contrainte comme "barrière de potentiel".

A SUIVRE !

* Pour se remettre dans le bain, on jettera un oeil distrait à cet article : "Petite épistémologie de la créativité".






jeudi 31 juillet 2014

Cent !


Mon blog me dit depuis quelques temps que la totalité des articles qui s'y trouvent est très exactement égale au nombre de 100. Il ne le dit qu'à moi et à personne d'autres. Eh oui, j'ai un petit tableau de bord qui tient les comptes. Je ne lui demande rien, mais il les tient. Alors je vois les comptes. Je vois par exemple le nombre d'articles publiés, mais aussi le nombre de ceux qui ne le sont pas. Ils ne sont pas publiés mais ils sont là, abandonnés, attendant ma bonne volonté de les reprendre. Et vous, vous ne voyez rien du tout car vous êtes de l'autre côté du blog. Donc pour le simple lecteur qui se sera étourdi à compter le nombre d'articles, il n'y en a que 85 de disponibles. Tout ébobi qu'il soit, je l'entends cependant bougonner de son côté, derrière l'écran, un impitoyable "c'est tout ?"...

Et cela m'attriste profondément d'être la seule à savoir qu'il y a en fait 100 articles qui gîsent içi. Pour certains ce sont encore des articles en puissance, mais il y en a bien 100. Et un centenaire, cela se partage! Vous ne croyez pas?

Donc, pour l'occasion, après que mon blog m'ait une fois de trop répété qu'il y a 85 articles publiés et 15 brouillons (avec un beau 100 entre parenthèses, le total, vous aurez compris), j'ai décidé de publier les brouillons! Non mais.

Vous chipotez, là, je vous entends... "Pourquoi la liste ci-dessous ne contient-elle que 9 articles et non 15, par tous les mots! Nous croît-elle si naîfs que nous buvons ses paroles et ses calculs en totale cécité? Non mais."

Il y a 9 brouillons dont vous trouverez en effet la liste ci-dessous, et 6 articles qui sont en fait, je vous l'accorde, des doublons. Certains articles ont été mis en ligne 2 fois, tout simplement. Pas bêtement, non, mais tout simplement. Et donc, sur deux articles identiques, j'en ai rebasculé un en mode brouillon et je ne vois pas l'intérêt de le débrouilloner! Voilà, vous savez tout. Ou presque.

L'importance de se salir
Brida
Le Conatus ou le "vivant gagnant"
Asimov et Fondation
La plus belle des solitudes
Histoire de Dissonnance
Le concert des efforts
TrueBlood
Monnaie!

Il est probable que je rédige un jour ces articles, mais pour être tout à fait honnête, j'en doute. Ils sont là, en brouillon, latents, depuis plus d'un an. Les idées que je voulais y développer l'ont été différemment, dans d'autres articles. Ou bien je n'ai pas encore trouvé les mots, ou bien l'idée n'est pas assez claire, que sais-je...
Il y a maintenant d'autres sujets qui me trottent dans la tête auxquels je souhaite prêter attention. Sur Asimov, par contre, je dirai très sûrement quelque chose. Pas tout de suite, mais quand j'aurais fini quelques bouquins de plus (je suis dans Les Robots tout à fait actuellement et je m'y plaît plus que de raison).

Je vous invite à jeter un oeil sur ces articles, ces bribes d'articles non rédigés. Y jeter un oeil juste comme cela, parce qu'ils sont 100 en tout, que c'est un tout.

Après, dans l'hypothèse farfelue où quelqu'un me demanderait d'en rédiger un, pour voir un peu ce que j'ai à dire, je le ferais bien volontiers!

Brida

Bouquin de Paolo Coelho.

J'aime beaucoup la "théorie" du physicien sur la "réincarnation": à la mort d'une personne, les atomes de son corps se dispersent dans l'environnement, et puis au bout d'un temps certain, certains atomes se retrouvent à nouveau dans la composition d'un corps humain. Et puis, parfois, de manière exceptionnelle, une personne en rencontre une autre qui dans son corps contient des atomes qui ont par le passé, composé le même corps que certains atomes de la première personne, voyez-vous.  Et c'est ainsi que quelque chose d'imperceptible attire ces personnes l'une vers l'autre, qu'elles se reconnaissent, en un sens. Le sorcier du bouquin, parce qu'il y a un physicien mais aussi un sorcier dans cette histoire, raconte que lorsque l'on rencontre la personne faite pour soi, son grand amour, on voit quelque chose autour d'elle, plus prosaïquement, on doit voir un point à droite ou à gauche de son visage. Ce grand amour, cette "bonne" personne, nous correspond parce que, comme je viens de l'expliquer en reprenant maladroitement l'idée du physicien, une partie de la matière qui le constitue a constitué par le passé, avec les atomes qui nous constituent, le même corps.
Je trouve cette théorie d'abord, assez plausible, ensuite très jolie.

Le Conatus ou le Vivant Gagnant (ébauche)


Le conatus : c’est une notion qui m’a interpelée récemment et qui est en fait très heuristique.
Le conatus est tout simplement une force, un effort, un élan naturel contenu dans toute chose « étant » et qui amène toute chose « étant », existante, à persévérer dans son être.
Cela s’apparente à la notion d’instinct de survie et en ce qui me concerne, le conatus s’apparente à la notion même de vie, d’étant. En effet, je considère que la vie est un mouvement qui, inscrit dans le temps, cherche avec ce dernier à persévérer dans son être, donc  à survivre. Le but premier, l’essence même de la vie, est de continuer, rester, donc vivre.
La définition de conatus a été ensuite interprétée comme une force ou un effort qui justifie chez l’homme la recherche de ce qui augmente son confort et sa joie.  Je m’éloigne de cette interprétation en posant que le confort et la joie sont des notions culturellement relatives et pleinement anthropocentriques. Ce sont des notions qui, posées comme but de l’effort de vie, justifient certains comportements individualistes que je pense en contradiction avec l’intérêt « supra-général ».
L’intérêt supra-général ? Eh bien oui, l’intérêt non pas des hommes dans leur collectivité, mais l’intérêt de l’ordre des choses qui nous entourent et nous incluent, l’harmonie et la symbiose dans la coexistence des espèces.
IL semble évident que si la recherche de la joie et du confort pour un individu ou une espèce se fait au détriment de son environnement, cette recherche devient vaine à plus ou moins long terme.
Cependant, je garde la notion de conatus car je la considère fondamentale dans la définition de ce qu’est la vie.
La vie n’est autre que le mouvement qui persévère l’étant, la vie n’est autre chose que l’action de vivre.
La vie est survie et va bien au-delà de notre survie à nous, humains. C'est pourquoi, si nous voulons rester dans la danse, il nous faire attention à ce qui nous entoure.

Azimov et Fondation

Asimov est sûrement le plus grand auteur de science fiction de tous les temps ( c'est le jury du prix Hugo 66 qui le dit ). Fondation, tome 1, est à ce jour le bouquin le puis puissant que j'ai lu. Après avoir enchainé avec les autres tomes, j'ai commencé la cycle des robots. Non sans appréhension car je sais que l'auteur des davantage connu pour ce cycle-là que celui de Fondation. Il a également, après deux décennies, joint les deux cycles en quelques romans supplémentaires. Après deux tomes des Robots, je dois dire que son génie est indéniable. Un fou. Affaire à suivre et à développer.!!

La plus belle des solitudes

... est aussi celle qui nous terrifie le plus!

inviolabilité de son cerveau,
au plus intime de ses pensées,
cette sensation vertigineuse que l'on peut avoir, par instant, de se savoir seule, toujours, irrémédiablement seule, avec soi-même! Solitude qui fait que l'on se doit de se prendre soi-même par la main
Et de se demander quelques fois si le monde qui nous entoure, entoure aussi les autres de la même manière....

Le concert des efforts

necessité de travailler pour obtenir qq chose
lutter contre la facilité d'obtenir sans efforts

l'effort que l'on se propose de faire pour une chose, quelle qu'elle soit, confère à cette chose sa VALEUR.

Un effort qui n'est pas celui de tirer difficilement un billet de son porte feuille, aussi durement gagné fût ce billet.