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Petite épistémologie de la créativité - première partie

(Sous-titre provisoire: De la contrainte nécessaire.) Une des choses qui font de l’Homme un être vraiment étonnant est sa capacité à in...

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mardi 8 janvier 2013

Quand la fiction s'emmêle

Une question à laquelle on a tous eu droit et qui revient encore assez souvent, c'est "quel est ton film préféré"... Soit on a posé au préalable l'étiquette "film préféré" sur l'un d'entre eux et la réponse ne se fait pas attendre, soit c'est le flou total parce qu'il y en a trop ou qu'il n'y en a pas... Bref, j'ai décidé de rassembler les meilleurs films que j'ai pu voir, ceux qui laissent vraiment une impression d'excellence, ceux qui, une fois vus, laissent rêvasser "pantoisement"  quelques minutes avant de reprendre une activité normale. Voici donc un bel éventail de films grands publics qui fait aussi office de liste dans laquelle piocher les dimanches frisquets.


Instinct – 1999- de Jon Turtletaub avec Anthony Hopkins et Cuba Gooding Jr. Un primatologue vit avec les singes jusqu’au moment ou un drame se produit. Le vieil homme voue une haine aux hommes et un jeune psychologue va chercher à comprendre les raisons de cette attitude. Excellent film sur le rapport empathique entre les êtres vivants.

Basic Instinct – 1992 - de Paul Verhoeven avec Sharon Stone et Michael Douglas. Prestation de Sharon, magnifique.

Big Fish – 2003 - de Tim Burton avec Ewan McGregor et Albert Finney. Histoire d’amour entre un père et son fils, au-delà des incompréhensions. Histoire d’un homme qui suit ses rêves au fil de son existence, quoi qu’il lui en coûte en termes de vie de famille.

Dracula – 1992 – de Francis Ford Coppola avec Gary Oldman. Adaptation de l’œuvre de Bram Stocker. Superbe Gary Oldman.

Avatar – 2009 – de James Cameron avec Sam Worthington et Sigourney Weaver. Une fable écologique très agréable à regarder. « I see you » et la connexion capillaire entre les êtres vivants sont à retenir.

Harvey Milk – 2008 -  de Gus Van Sant avec Sean Penn. Sur la vie d’un activiste gay, pionner dans la reconnaissance de droits aux homosexuels. Superbe performance de Sean Penn.

Le voyage de Chihiro – 2001 – de Hayao Miyazaki. Film d’animation japonais. Histoire fantastique, onirique et merveilleuse. Trame picaresque : une petite fille part à la recherche de quelque chose…

Mon voisin Totoro – 1988 - de Hayao Miyazaki. Film d’animation. Merveilleuse histoire là aussi, écologique et fantastique.

Princesse Mononoke – 1997- de Hayao Miyazaki. Moyen-âge, Japon. Un jeune prince est maudit pour avoir tué un sanglier. Condamné à quitter son village, le jeune prince part dans la forêt et se retrouve mêlé à une guerre entre les esprits de la nature et les hommes. Princesse Mononoké défend l’esprit de la forêt contre les hommes et le jeune prince va tenter de réconcilier la princesse avec ses semblables. Excellent film.

Nausicaa – 1984 - de Hayao Miyazaki. Les hommes ont épuisés la terre. Revenue à un âge pré-industriel, l’humanité évolue dans un nouvel écosystème dont les insectes géants sont les garants. Une guerre déchire les hommes répartis en différents clans. Une princesse mène alors un incroyable combat pour réconcilier les hommes entre eux et les réconcilier avec la nature et les animaux. Film génial.

Le château ambulant – 2004- de Hayao Miyazaki. Fabuleux. De la magie, des sortilèges, des chateaux qui volent, des portes qui ouvrent sur des mondes différents, des sorcières amoureuses, des princes maudits, des esprits démoniaques. Un voyage captivant, passionnant et rafraichissant.

Minority report – 2002 -  de Steven Spielberg avec Tom Cruise. Adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick (de même que pour Total Recall et Blade Runner). Les thèmes de prédilection de cet auteur de nouvelles d’anticipation sont les pouvoirs parapsychologiques, les troubles de la perception identitaire à travers un brouillage des repères temporels. Dans un futur proche, les pré-cogs ont la faculté de prévoir les crimes avant qu’ils n’aient été commis. Une force d’intervention prend connaissance de ces infos et empêche le futur criminel d’agir…

Carlito’s way – 1993 -  de Brian de Palma avec Al Pacino et Sean Penn. Dans la lignée d’un Scarface (1983, De Palma), d’un King of New York (1990, Ferrara) ou des Affranchis (1990, Scorcese). Un ex traffiquant essaie de ne pas retomber dans le traffic de drogue à sa sortie de prison, quand tout l’y pousse. Superbes performances de Sean Penn et d’Al Pacino.

Grindhouse – 2007 -  de Robert Rodriguez et Quentin Tarentino avec Kurt Russel, Bruce Willis, Rose McGowan et Freddy Rodriguez. Diptyque avec Boulevard de la mort (Tarentino) et Planet Terror (Rodriguez). Les deux films sont excellents dans le genre parodique (le style des road movies des 70’s et les films d’horreur).

2001 Odyssée de l’espace – 1968 -  de Stanley Kubrick. Film de science-fiction avant-gardiste. Scénario de l’écrivain Arthur C. Clarke. Un monolithe noir, un fœtus dans l’univers, HAL et puis des hommes qui vont sur la lune et puis sur Jupiter… Des extra-terrestres seraient-ils à l’origine de l’évolution du singe vers l’Homme ? Proche du film expérimental, incontournable.

Rencontre du 3ème type – 1977 -  de Steven Spielberg avec Richard Dreyfuss et François Truffaut. Science-fiction. Un de mes films préférés, mais plus préféré que les autres encore. Des phénomènes étranges se produisent en divers endroits du globe. Une rencontre va avoir lieu. Les extra-terrestres veulent entrer en contact avec les hommes. Rencontre pacifique, mélodique, fantastique.

Le seigneur des anneaux - 2001 - 2003 - de Peter Jackson  avec Hugo Weaving, Elijah Wood. Trilogie adaptée des romans de J. R. R. Tolkien. 

Reservoir dog – 1992 -  de Quentin Tarentino avec Michael Madsen, Steve Buscemi et Harvey Keitel. Du pur Tarentino : dialogues fous, efficaces et inspirés, personnages inimitables. Pour résumer, disons que des gangsters règlent leur compte dans un bain de sang. Ce film est un bijou pour les dialogues et pour la narration non suivie entremêlant des flashbacks.

Foor rooms – 1995 – de Allison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez et Quentin Tarentino avec Tim Roth et Madonna. Quatre parties réalisées par quatre personnes différentes. Tim Roth est spectaculaire en groom. Dans un hôtel pendant la nuit du nouvel an, un groom va vivre 4 situations très étranges.

Stargate – 1994 – de Roland Emmerich avec Kurt Russell et James Spader. Science-fiction. Un artéfact est retrouvé en Egypte. Il porte des inscriptions étranges. Leur déchiffrage va ouvrir la porte vers de nouveaux horizons, aux confins de l’univers. La série Stargate SG1 reprend l’idée de départ et la développe avec brio (tant dans le domaine des relations diplomatiques que dans celui des défis scientifiques). Culte.

Le Patient Anglais – 1996 - de Anthony Minghella avec Ralph Fiennes, Juliette Binoche et Kristin Scott Thomas. Histoire d’amour dramatique. Vraiment dramatique. Un amour compliqué entre deux personnes non « disponibles » dans un contexte de guerre, de trahison, de vengeance, de hasards malheureux. 9 oscars tout de même…

The Constant Gardener – 2005 – de Fernando Meirelles avec Ralph Fiennes et Rachel Weisz. Un homme essaie de comprendre pourquoi et comment sa femme- militante altermondialiste- a été assassinée. Elle cherchait à dénoncer des activités illégales d’entreprises pharmaceutiques au Kenya. Manipulations, jeux de pouvoirs, confiance, abus de confiance. Superbe.

Mensonges d’état – 2008 – de Ridley Scott avec Leonardo Di Caprio et Russel Crowe. Film très intelligent sur les manipulations politiques qui se trament en temps de guerre, celle d’Irak en l’occurrence. C’est un film américain donc biensûr certains rebondissements sont trop prévisibles et fort peu crédibles, mais c’est comme ça.

Vicky Cristina Barcelona – 2008- de Woody Allen avec Javier Bardem, Penelope Cruz, Scarlett Johansson. La quête intrépide d’une jeune américaine en Espagne. A la recherche d’aventures amoureuses. Film sympathique où s’opposent deux tempéraments : l’un bien rangé ; l’autre libre et aventureux. L’un s’en sort-il mieux que l’autre ?

James Bond – tous de manière générale, sont une garantie de passer un bon moment de détente.

Amores perros -  2000 – de Alejandro Gonzales Inarritu avec Gael Garcia Bernal. Des vies vont se croiser au détour d’un tragique accident de la route. Belle histoire dramatique. Un peu dans le style de « Collision » (2004, Paul Haggis) ou des « circonstances » amènent des gens à se croiser après qu’on ait suivi leur histoire séparément.

Le jour ou la terre s’arrêta – 2008 -  de Scott Derickson avec Keanu Reeves et Jennifer Connelly. Un extra-terrestre représentant des groupes de civilisations extra-terrestres débarque sur terre pour mettre en marche un processus de « sauvetage de la terre », impliquant l’éradication des êtres humains. Quand les hommes comprendront-ils que la terre ne leur appartient pas et qu’il faut en prendre soin ?

Orange mécanique – 1971 – de Stanley Kubrick avec Malcolm McDowell. Excellent film tant pour la performance de Malcolm McDowell que pour les thèmes traités : la brutalité gratuite, le traitement psychologique tout aussi violent qui s’en suit. Ce film me fait penser à "Vol au-dessus d'un nid de coucou", excellent lui aussi.

Catch me if you can –  2002 - de Steven Spielberg avec Leonardo Di Caprio, Tom Hanks et Christopher Walken. Pour l’intelligence du jeune Abagnale. Bel exemple de résilience. Histoire  vraie (romancée biensûr).

Blade runner -1982 – de Ridley Scott avec Rutger Hauer et Harrison Ford. D’après le roman de Philip K. Dick au titre improbable : « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » Dans un futur proche, les animaux ont disparus et la planète est devenue un monde apocalyptique. Les réplicants sont des androïdes fabriqués à partir d’ADN humain et servent d’ « esclaves » jusqu’au jour où ils sont pourchassés pour être « retirés » après qu’ils se soient rebellés. 4 androïdes très dangeureux et d’apparence humaine arrivent sur terre. La police spéciale, les Blade Runners, doit les arrêter. L’esthétique cyberpunk du film est très 80’s, c’est-à-dire géniale.

Le labyrinthe de pan – 2006 – de Guillermo del Toro avec Sergi Lopez. Fable merveilleuse et tragique. Une petite fille suit sa mère chez son nouvel époux, un capitaine de l’armée franquiste. Elle découvre un labyrinthe dont le gardien, une créature surnaturelle, lui demande d’accomplir des épreuves difficiles pour devenir la princesse d’un monde enchanté. Sergi Lopez est magistral en capitaine démoniaque.

Intelligence artificielle – 2001 -  de Steven Spielberg avec Haley Joel Osment et Jude Law. Dans un futur éloigné, les robots sont monnaie courante. Certains ont l’apparence et la fonction d’enfants. David, un robot de ce type, est intégré dans une famille humaine et s’éprend de sa maman comme un enfant humain. Il va mener une quête fantastique pour devenir humain et gagner l’amour inconditionnel de sa maman. Ce film pose notamment la question de savoir où s’arrête l’artifice et où commence l’intelligence du cœur…

Le silence des agneaux – 1991 – de Johnathan Demme avec Jodie Foster et Anthony Hopkins. Film policier. Hannibal Lecter, tueur cannibale emprisonné, est sollicité par le FBI pour élucider une série de crimes. Tension psychologique très forte et ambigüité de la relation entre la jeune recrue et le psychiatre psychopathe. Quand la folie est intelligence, et inversement.

American history x – 1998 - de Tony Kaye avec Edward Norton et Edward Furlong. Deux frères cotoient le milieu néonazi: le grand frère est un meneur du mouvement, proche du leader ; le petit frère suit le modèle de son grand frère jusqu’à ce que ce dernier fasse un séjour en prison qui lui ouvre les idées. Il va alors tenter de racheter ses erreurs,  d’éloigner son frère du mouvement haineux… Edward Norton en meneur néonazi : super performance.

Contact – 1997 -  de Robert Zemeckis avec Jodie Foster et David Morse. Une scientifique spécialisée dans l’analyse des ondes radio venues de l’espace  capte un message d’origine extra-terrestre.  Sous forme mathématique, le message est un mode d’emploi menant à la construction d’une machine permettant de voyager dans l’espace et aller à la rencontre d’autres formes de vie. Excellent film qui met en évidence la relativité de nos peurs, de nos croyances, face à l’immensité de l’inconnu. Film culte.

Matrix – 1999- de Larry et Andy Wachowski avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne et Hugo Weaving. Science-fiction qui ouvre sur des interprétations philosophiques très nombreuses. Excellente trilogie. Malgré le thème qu’on peut trouver fréquent en SF, le conflit hommes-machines, il est içi magnifiquement dépassé par… la matrice. Superbe allégorie de la question de la réalité relative, subjective. Phénoménal.

Cashback – 2007- de Sean Ellis. Une magnifique histoire d’un jeune homme qui suspend le temps pour apprécier les belles choses. Après une rupture sentimentale, un jeune homme prend un petit boulot de nuit dans un supermarché. Entre réalité et imagination, ce film emmène très loin. Chaleureux, tendre, drôle  et réconfortant, un film surprenant et mémorable.

The rocky horror picture show – 1975 – de Jim Sharman avec Susan Sarandon, Tim Curry. Une perle du cinéma. Entre parodie de série B, parodie de science-fiction : film décalé, un brin provoquant. Tim Curry est phénoménal en professeur FrankNFurter (frankenstein) transsexuel fou, aux lèvres rouges, cheveux brushés et porte-jarretelles ajusté. Super musique (Time warp, Sweet transvestite, Don’t dream it, be it).

L’imaginarium du docteur Parnassus – 2009- de Terry Gilliam avec Heath Ledger, Jude Law, Johnny Depp. Entre alice aux pays des merveilles et Charlie et la chocolaterie, pour l’esthétique. Un miroir magique une fois franchi amène les gens dans leur propre monde imaginaire. Le docteur Parnassus  doit trouver le moyen de rompre le pacte qu’il a fait avec le Malin qui veut lui prendre sa fille. Son imaginarium l’aidera-t-il… concept intéressant de matérialiser les univers secrets des gens, combat entre le bien et le mal assez basique compensé par l’esthétique. Dernier film de Heath Ledger.

Carne tremula – 1997 -  de Pedro Almodovar avec Javier Bardem. (En chair et en os). Un jeune homme décide de se venger d’une femme dont il est amoureux et qui l’a rejeté. Son plan : lui faire l’amour de la meilleure manière possible pour lui faire tourner la tête. Du très grand Almodovar (avec Talons aiguilles, Y tu Mama tambièn).

Blood diamonds – 2006 – d’Edward Zwick avec Leonardo Di Caprio et Djimon Hounsou. Chronique efficace sur le traffic de diamants et les enfants soldats en Sierra Leone. Film engagé. Djimon Hounsou est magnifique.

Little miss sunshine – 2006 -  de Valerie Faris et Johnathan Dayton avec Steve Carell et Toni Collette. Une famille américaine en mode anti-héro, c’est-à-dire loin, très loin d’être une famille modèle, mais surement plus fréquente qu’on ne le croit. Touchant, humain, chacun des personnages de cette famille est riche en nuances. D’abord ils nous effraient puis on apprend à les adorer. Une super aventure.

E.T – 1982 – de Steven Spielberg avec Henry Thomas et Peter Coyote. Science-fiction. Une histoire d’amitié extraordianaire. Film culte. Sublime et incontournable.

Apocalypse now -1979 – de Francis Ford Coppola avec Martin Sheen et Marlon Brando. Film de guerre. Viet Nam. Descente aux enfers, dans les profondeurs de la noirceur humaine, causée par les horreurs que réclame toute guerre.

La ligne rouge – 1998 – de Terence Malik avec Sean Penn, Jim Caviezel et Adrien Brody. Film de guerre. Bataille de Guadalcanal, Pacifique, 1942. Film contre la guerre. Confrontation d’hommes ordinaires, jeunes et naïfs, à des questions de mort. Film incontournable.

Voyage au bout de l’enfer – 1978 – de Michael Cimino avec Robert de Niro, John Savage et Christopher Walken. Film de guerre. Viet Nam. Dénonce les séquelles physiques et psychologiques laissées par les atrocités de la guerre. Christopher Walken magnifique tout comme John Savage.

Les trois royaumes – 2008 – de John Woo avec Takeshi Kaneshiro (Le secret des poignards volants) et Tony Leung Chiu Wai (In the Mood for Love ; 2046 ; Hero ; Internal Affairs). Film de stratégie militaire asiatique, emprunt de sagesse, d’intelligence, de subtilité. Passionnant, captivant, très long et pourtant trop court. Takeshi Kaneshiro incarne un sublime personnage.

Batman: The Dark knight – 2008 – de Christopher Nolan avec Heath Ledger, Gary Oldman et Christian Bale. Pour la performance du Joker, jouissif de perversité. Un très bon film avec Batman Begins ( avec Liam Neeson et Cilian Murphy).

Basquiat – 1996 -  de Julian Schnabel avec Jeffrey Wright, David Bowie, Christopher Walken, Gary Oldman, Sam Rockwell, Benicio Del Toro, Dennis Hopper et Vincent Gallo. Un film exceptionnel sur la vie d’un jeune artiste noir de Brooklyn ayant côtoyé les plus grands (Andy Warhol) et disparu en 1988 à l’âge de 27 ans. Film hommage.Excellent.

Abyss – 1989 – de James Cameron avec Ed Harris. Science-fiction. Un équipage se retrouve coincé au fond de l’océan. Des phénomènes étranges se produisent, notamment avec l’eau à bord de la plate-forme sous-marine. Un monde nouveau s’ouvre, fabuleux. Encore une fois, un film sur l’ouverture d’esprit, sur la confiance en l’inconnu, sur le combat contre la peur.

Dune – 1984 – de David Lynch avec Sting, Kyle McLachlan et Max Von Sydow. Adapté des romans de Frank Herbert. Science-fiction. Dans un univers complètement réinventé, des jeux de pouvoirs, des peuples dominés, des croyances mystiques se confrontent en une fabuleuse aventure.Culte.

Bons baisers de Bruges -2008 -  de Martin McDonagh avec Brendan Gleeson, Ralph Fiennes et Colin Farrell. Deux tueurs à gage se rendent à Bruges, Belgique, pour se faire oublier un temps. Une amitié se noue entre les deux jusqu’à ce que leur boss demande à l’un d’éliminer l’autre. Brendan Gleeson est génial. Les dialogues sont excellents.

Ghost in the Shell – 1995 - de Mamoru Oshii. Film d’animation. D’après le manga de Masamune Shirow. Dans un future cyberpunk se cotoyent humains et êtres cybernétiques.  Des forces de l’ordre se concurrencent pour capturer un pirate informatique. Du manga  pur et dur, absolument fantastique. Une question traitée est celle de la séparation de l’esprit et du corps. Esprits humains, corps cybernétiques, renaissances…

Akira  – 1988 -  de Katsuhiro Otomo. Film d’animation. D’après le manga du même auteur.  Dans un Tokyo futuriste, quelque peu apocalyptique, des jeunes drogués désoeuvrés trainent en moto. L’un d’eux est capturé par l’armée pour subir des expériences parapsychologiques. Doté de nouveaux pouvoirs, le jeune Tetsuo  engendre Akira. Des conflits d’intérêts et des embrouilles de pouvoir s’ajoutent les uns aux autres pour faire de ce manga un film exceptionnel. Essentiel.

True Romance – 1993 – de Tony Scott (scénario de Quentin Tarentino)  avec Christian Slater, Val Kilmer, Gary Oldman, Patricia Arquette, Brad Pitt, Christopher Walken, Dennis Hopper, Bronson Pinchot. Thriller romantique. Un scénario magistral. Une brochette d’acteurs impécables. Film culte.

Les locataires – 2004 – de Kim Ki-Duk. Film poétique merveilleux. Un jeune homme libre et sans biens propres prend possession pour quelques heures de maisons vacantes. Il rencontre un jour une jeune femme malheureuse. Elle le suit dans son mode de vie jusqu’à ce qu’ils se fassent arrêtés. En prison, le jeune homme travaille un art martial très étrange visant à le « fondre » dans le décor, à le rendre invisible. Il part vivre chez la jeune femme malheureuse auprès de son mari, sans que celui-ci ne puisse le voir. Histoire d’amour mais surtout de liberté.

Pulp Fiction – 1994 – de Quentin Tarentino avec Bruce Willis, Samuel L. Jackson,  John Travolta et Uma Thurman. Un Tarentino incontournable. Scénario toujours aussi magistral.

Le terminal – 2004 -  de Steven Spielberg avec Tom Hanks et Zoé Saldana. D’après une histoire vraie. Un homme se retrouve bloqué en zone internationale d’un aéroport car pendant son voyage, son pays a connu un coup d’Etat et a perdu la reconnaissance internationale. Il va devoir s’adapter à une nouvelle vie sans issue. Excellent.

No country for old men – 2007- de Joel et Ethan Coen avec Javier Bardem et Tommy Lee Jones. Un homme trouve une mallette pleine d’argent et se retrouve poursuivi par un tueur engagé pour la récupérer. Javier Bardem est genial en psycopathe (comme on le voit dans le dernier James Bond), effrayant à souhait.

Starwars – 1977 – 2005 -  de George Lucas avec Harrisson Ford, Mark Hamil. Les 6 épisodes. Merci George Lucas.

In the mood for love – 2000- de Wong Kar-Wai avec Maggie Cheung et Tony Leung Chiu-Wai. Histoire d’amour, d’adultère, de romance, d’amitié, de fatalité. Musique superbe. Film parfait.

L’odeur de la papaye verte – 1993- de Tran Anh Huong. Histoire d’une jeune femme vietnamienne. Ce film est une merveille de poésie et de douceur. C’est simplement un film asiatique. Magnifique.

L’été de kikujiro – 1999-  de et avec Takeshi Kitano. Même si Takeshi peut taper sur les nerfs, ce film est une très jolie histoire entre un enfant et un adulte irresponsable qui vont tous deux apprendre l’un de l’autre. Très touchant.

Old Boy – 2003 – de Park Chan-Wook. Un homme est enlevé et séquestré sans raison apparente. Il ne sait pas pour combien de temps. Il est étrangement relâché au bout de 15 ans et il va alors cherché à se venger et à découvrir les raisons de son tortionnaire. Une histoire d’inceste, de vengence, de manipulations, de suicide, un drame extrêmement captivant. Ce film fait partie d’un triptyque sur le thème de la vengeance (Sympathy for Mister Vengeance ; Lady Vengeance). L’acteur principal mange un poulpe vivant – en fait quatre pour la scène- alors qu’il est végétarien, voilà une performance.

Les sept samouraïs  - 1954 -  de Akira Kurosawa avec Toshiro Mifune. Film de samouraïs (Chanbara). Dans un japon médiéval, des bandits attaquent les villages pour piller leurs récoltes. Un village décide de faire appel à des samouraïs pour prévenir la prochaine attaque. Des paysans partent alors recruter des samouraïs dans les villages voisins. Débordant d’humour, d’intelligence, de cœur, Mifune est hilarant, extra-ordinaire. Ce film de près de 4 heures est trop court. Un très grand moment de cinéma, une plongée au cœur d’un pays magique.

Mind game -2004 - de Masaaki Yuasa. Film d’animation japonais adapté d’un manga de Robin Nishi. Encore une histoire qui part dans tous les sens, qui surprend le public à chaque instant, qui bouscule les interprétations. Un jeune homme trouve la mort de manière absurde. Dans un ailleurs, l’autre monde, il parvient à faire demi-tour et revenir sur terre. Commence alors une folle aventure amenant notre jeune homme dans le ventre d’une baleine où il construit une cabane en colocation avec un vieux sage-fou. Génial.



L’empire des sens – 1976 – de Nagisa Oshima. Film japonais. Une femme et un homme vivent une passion charnelle poussée à l’extrême. Inspiré d’un fait réel. Ce film est bouleversant par la sensualité dérangeante qu’il dégage et il pose des questions essentielles sur la passion amoureuse, le libertinage, l’abandon de soi.

Docteur Folamour – 1964 -  de Stanley Kubrick avec Peter Sellers. Film satririque sur la guerre froide, dénonçant l'incompétence des politiques et l'absurdité des conflits. Magistral.



Ca en fait 68. Et si on essayait d'aller jusque 100? Je vais me creuser la mémoire pour en trouver 32 mais un peu d'aide serait la bienvenue!
Hop! A vos écrans.

mardi 18 décembre 2012

Born to Fly - Felix Baumgartner

Depuis qu'il a réalisé son saut en chute libre depuis la stratosphère, on entend parler de cet homme dans les média. J'ai regardé deux émissions à son sujet: l'une sur son saut dans une grotte de Croatie, perdue au milieu des montagnes, profonde d'environ 150m et très étroite, l'autre sur le saut de 39km de haut.

Dans un premier temps, je me suis dit : "ah ouais, c'est cool...." mais je me demandais si ça valait la peine de mobiliser tant de moyens. Par exemple, pour son saut dans la grotte, les environs étaient dangereux, il restaient de nombreuses mines anti-personnelles. Il fallait emmener sur le lieu en question des tonnes de matériel logistique, une équipe caméra, au moyen d'hélicoptères qui ne pouvaient pas se poser, donc tout était hélitreuillé.
Pour le saut depuis la stratosphère, idem, trois années ont été nécessaires à la fabrication de la capsule qui allait l'emmener vers les étoiles, plus de nombreux essais de saut et plein de problèmes...

Je me demandais alors quel était l'intérêt de faire tout ça et puis j'ai trouvé.

La réponse est venue toute seule, au moment précis où il est sorti de capsule, tout la-haut, qu'il s'est penché et qu'il a sauté dans le vide.

Je me suis retrouvée à agripper le bras de mon voisin, le coeur battant et les yeux tout mouillés. C'était tout simplement fantastique. On voyait la mère de Felix Baumgartner dans un état de tension palpable, pendant les 4 minutes et 20 secondes qu'a duré la chute, et puis les larmes là aussi.
On voyait surtout notre belle planète depuis la stratosphère, petite et uniforme.

...

dimanche 16 décembre 2012

Natacha!

Juste pour ne rien dire, voici un post indispensable pour faire savoir que Natacha Polony m'énerve...

Le fait qu'elle juge le mariage gay contre-nature a surement quelque chose à voir avec l'antipathie qu'elle m'inspire, mais si ce n'était que ça...

Elle a un beau parcours académique, très "parisien", ou ("francilien" pour être plus précise): serait-ce cela qui explique son conservatisme? Son amour des belles lettres, des choses pures, élevées, "parfaites", poétiques, des idées bien arrêtées sur ce que doivent être les choses?...
Je la trouve hermétique à l'essentiel, à la particularité des individus.
Je la trouve froide, représentant le pire sens que revêt le terme d'"intellectuelle".
J'admire cependant sa finesse d'esprit.

Je vous laisse juger: vous pouvez l'écouter dans l'émission de Ruquier sur F2 où elle est chroniqueuse et lire son blog, spécialisé sur les questions d'éducation.

http://blog.lefigaro.fr/education/natacha-polony.html

samedi 15 décembre 2012

21 jours... (France 2)




21 jours... est une série de documentaires diffusés sur France 2. Le concept est simple, quoique plutôt original: pendant 21 jours Alexandra Alévêque intègre une condition, par exemple celle d'ouvrière, partage avec ses nouveaux "camarades de condition" toute sorte d'états d'âmes, voit de l'intérieur (pas l'intérieur de l'usine, mais l'intérieur psychologique). L'émission que j'ai préférée porte sur les aveugles (21 jours à l'aveugle). La journaliste Alexandra Alévêque s'est mise dans la condition d'une aveugle pendant 21 jours, comme une expérience sociologique et psychologique, voire plus psychologique que sociologique.
Le reportage nous montre les différentes étapes par lesquelles elle est passée:
  •     Apprendre à se repérer :

Pendant les deux premiers jours c’est sa mémoire qui l’aide à se souvenir des emplacements chez elle, par contre elle ne peut pas sortir toute seule. Au bout de 10 jours à peu près, les repères mnésiques ne sont plus fiables, Alexandra a plus de mal à se repérer chez elle, il lui faut redoubler de vigilance pour se déplacer, compter et tâtonner.

  •     Prendre conscience "autrement" de l'espace :

A l’aide d’une guide pour déficients visuels professionnelle, elle apprend à utiliser une canne et commence à percevoir autrement. Une capacité d’écholocation se manifeste, surement toujours présente en chacun mais qui se développe pour pallier l’absence de repères visuels. C’est très intéressant de voir que dès le début, Alexandra sent la présence des murs des immeubles et des voitures garées lorsqu’elle marche sur le trottoir, avant même de les toucher.

  •     Chercher un sens à sa vie quand rien de ce que l'on fait habituellement n'est plus faisable;

Coup de déprime, elle peine à se repérer, elle perd confiance en elle, et plus rien n’a d’intérêt ni de saveur. Elle réalise qu’elle ne peut plus rien faire, ni écrire, ni regarder un film, ni faire le ménage… la nourriture est sans intérêt car ne pas voir ce qu’on mange n’entretient pas l’appétit. Bref, coup de déprime.

  •     Rencontrer des gens aveugles - définitivement-, les voir autrement;

Quel meilleur moyen de reprendre goût à la vie que de sortir de chez soi et rencontrer ses semblables ? Alexandra –qui n’est aveugle que temporairement mais 3 semaines c’est une éternité quand on est en plein dedans- part rencontrer des aveugles. D’abord au sein d’un Institut spécialisé dans la rééducation des nouveaux aveugles, puis elle rencontre des aveugles de plus longues dates. Certains sont des battants au caractère bien trempé, d’autres luttent encore chaque jour pour accepter leur condition. Elle imagine leur visage, au son de leur voix, à leur façon de s’exprimer et à la mélancolie ou à la détermination qui les habite.

  •     Etre finalement étonnée de l'incroyable capacité de résilience de l'esprit.

Que les personnes rencontrées soient plus ou moins bien disposées, au final, elles se battent avec ardeur pour profiter de la vie, autrement. Il faut du temps pour façonner cet autrement, il faut toujours du temps pour tout, mais l’esprit finit par le façonner, cet autrement. Comme si, soumis à une logique d'entropie, avec le temps le pire et le mieux se fondaient en un acceptable.

Ce que je retiens de ce documentaire c’est qu’aussi dramatique que puisse être une situation, quand on ne la connait pas personnellement, elle paraît insurmontable. Il est même difficile de faire preuve de curiosité à l’égard des gens que l’on qualifie maladroitement de « déficients ». Quand on est voyant on peut difficilement concevoir la vie sans voir. Cela équivaudrait à une mort, d’une certaine façon, et ça fait peur.
Alors tant que l’on peut profiter de ce merveilleux sens qu’est la vue, profitons-en. Le corps et l’esprit sont dotés d’une force insoupçonnable pour peu qu’on ait confiance en notre incroyable instinct de survie.
Ce documentaire est très intéressant tout simplement parce qu'il est basé sur l'empathie et que c'est un des thèmes centraux de ma réflexion. La journaliste devient aveugle, devient ouvrière, pour un temps limité mais suffisant pour modifier ses habitudes et entrer en contact avec une condition étrangère, dont l’expérience lui laissera une empreinte bien moins éphémère.

lundi 10 décembre 2012

Spartacus (série télé)


Spartacus est une série américaine diffusée actuellement. Il y a trois saisons pour l’instant que l’on peut voir :
Saison  un : « Le sang des gladiateurs » ; saison deux : « Vengeance » et entre les deux saisons, ce qu’on appelle préquelle : « Les dieux de l’arène ».

La préquelle se situe chronologiquement avant la première saison mais a été réalisée après pour une raison simple : l’acteur qui interprète Spartacus est tombé malade et ne sachant ce qui allait advenir de lui, on a fait une saison où il n’est pas présent. L’acteur Andy Whitfield est décédé et on a pris un autre acteur pour jouer dans la seconde saison. Une dernière saison est en cours de tournage, qui devrait avoir pour titre « La guerre des damnés ».

Voilà pour les détails introductifs.

Cette série est excellente à mes yeux pour plusieurs raisons.

D’abord, pour la violence graphique.
Le sang coule à flot et il faut parfois s’accrocher face à certaines scènes. Cependant, l’image est toujours belle. On trouve un trait graphique très proche de la bande dessinée. La violence montrée est à la fois réaliste et amplifiée, mais jamais glauque ou gratuite. L’écran se couvre de rouge, les épées des gladiateurs tranchent dans le vif, mais cette violence est contrebalancée par son expression graphique esthétique.

Ensuite, la violence charnelle des combats de gladiateurs est à la hauteur de la violence des propos et des actes des autres protagonistes.
Trahison et manipulation sont poussées à l’extrême. La vie des gens ne tient qu’au bon vouloir des uns et des autres, au profit qu’on peut tirer d’une personne à un moment. Ce moment révolu, il y a toujours un poignard opportun à porté de main ; un individu peu scrupuleux pour se charger d’un assassinat.

Autre chose de plaisant dans cette série : les dialogues. Qu’on regarde les épisodes en VO ou en VF, la langue employée est belle, elle aussi. Les mots sont réfléchis et harmonieusement agencés pour mieux servir les intentions traitres de son auteur, pour mieux tromper son auditeur.

Chaque épisode est un petit film saisissant. Le scénario est toujours finement brodé, la vilénie toujours plus obscure qu’on ne l’anticipe. C’est une série politiquement incorrecte, un tantinet provoquante, qui ne cherche pas à enjoliver un passé souvent romancé. Bien au contraire.

« Par la verge de Jupiter ! Ce suceur de queues de Solonnius tâtera de mon glaive s’il croit pouvoir se jouer de moi en ma demeure ! »

La parenthèse inattendue (émission télé)


Les chaines de télé sont de plus en plus nombreuses – on en attend encore plusieurs le 12 décembre- et les programmes, n’en parlons pas.

Il y a une dizaine d’années, on s’offusquait de la multiplication des émissions de télé-réalité et de leurs spin-offs colorés (dans le genre « Confessions intimes »). Ces émissions n’ont pas disparu de nos programmes mais depuis quelque temps, je trouve que la télé propose davantage d’émissions de meilleure qualité.

Biensûr, Arte et France 5 sont, à mes yeux, les plus enrichissantes. Et puis les séries télé sont pour certaines – nombreuses- excellentes, mais là, je m’intéresse précisément à l’émission de Frédéric Lopez sur France 2 «  La parenthèse inattendue ».

Quel est le concept ?

Dans une vieille bâtisse magnifique, en pleine nature, Frédéric Lopez rassemble trois personnalités qui – hormis le fait d’être des personnalités médiatiques- n’ont rien en commun et ne se connaissent pas.

Pendant 24 heures, de 10h du matin à 10h du matin le lendemain, ces trois personnes cohabitent. Frédéric leur propose des activités très simples (un tour en vélo, une promenade en barque, préparer le repas, etc…) tout en les invitant à partager leur histoire personnelle, revenant sur leur enfance, leur famille, leur début, leur analyse de leur célébrité, etc… Chacun revient sur son parcours, suscitant la curiosité des autres invités. Dans une humeur légère, parfois triviale et toujours prosaïque, les trois personnalités sympathisent, se découvrent des points communs, dévoilent leur simplicité. Sans fioriture, ils se révèlent fragiles, terriblement humains et attachants.

Contrairement à certaines émissions qui font appel à des témoins inconnus en quête de reconnaissance pour témoigner de choses plus dégradantes qu’intimes dont on rigole non sans éprouver parfois une gêne, ici, il n’y a aucun voyeurisme déplacé car les participants sont des personnalités habituées à être sous les projecteurs.

Ce que j’apprécie dans cette émission, c’est qu’elle témoigne d’un certain idéal que Frédéric se fait de la télé. Il part du postulat que le partage des expériences personnelles, dans la simplicité des activités quotidiennes, crée des liens de générosité, de sympathie, de confiance. Autant pour les participants qui, pour le coup, participent à une émission qui les éloigne des paillettes du showbiz, que pour les spectateurs qui découvrent que derrière la renommée, tout le monde est, au fond, semblable, quelque soit le degré d’extra-ordinaire qu’atteignent certains parcours.

Frédéric Lopez utilise finalement des ingrédients bien connus : l’interview de célébrités, l’immersion de gens dans un cadre particulier (des apprentis artistes dans un château, des bimbos dans un loft) pour nous concocter une recette bien plus digeste qui relève, à mon humble avis, le niveau souvent insipide de la grille des programmes télévisuels.

Frédéric Lopez avait déjà créé une émission super : "Rendez-vous en terre inconnue"